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Paul Fournel

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Enfourcher son premier vélo, c'est entrer dans une langue que l'on mettra sa vie à assimiler, c'est transformer chaque geste en un secret pour le piéton. Prêt à mouliner, prêt à gicler, à coincer, à bâcher, à sucer les roues, à pointer le nez à la fenêtre, prêt à avaler des bornes et des bornes pour entrer dans le …

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La vie est paisible au " Village Fondamental ". Les hommes chassent et les femmes travaillent aux champs. La belle Chamboula, à la démarche élastique, provoque de grandes élévations.Un jour arrive un réfrigérateur au centre du village, et très vite, on en vient à se battre pour être le premier à s'y rafraîchir. Une …

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On se regarde, on se fait voir. On brille, on brûle et on s'éteint.Petits triomphes de hasard ou gros succès taillés sur mesure, la gloire connaît ses lendemains.Vedette d'un instant, champion d'un jour, le pêcheur d'esturgeon, la mariée napolitaine, le quarterback et le rocker, le lanceur de couteau, la trapéziste, …

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La fête au complet, ce sont tous les plaisirs au même endroit : manger, tirer au fusil, conduire à gauche, tamponner son prochain, boire des coups à l'œil, avoir de la chance, pouvoir fourguer les mômes sur un manège avec une poignée de jetons, se rincer l'œil et tripoter les filles en douce.On compte donc : une …

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Elles rêvent : Jeannette de l'homme riche et beau qui dansera avec elle ; la petite Madeleine de livres interdits, et la dame de la Grande Maison de pâtisseries. Ces villageoises, frivoles ou romantiques, obsédées par la cellulite ou la danse, se nourrissent de potins et vivent de songes. Leur monde est sacré, et ce …

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Le vélo est une langue. Une langue où tout se mêle dans l'essoufflement de l'effort. Une langue de cris, une langue d'alerte et de joie qui se perd dans le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. Une langue du soir, paisible, qui raconte et reraconte le souvenir des grands et des petits exploits.Je la …

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